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« There she goes », la série qui voit la vie en Rose

Par Wanda · 26 avril 2019 · Aucun commentaire

Ecrit par Wanda

Un instant s’il vous plaît ! Laissez-moi vous parler de There she goes. Non il ne s’agit pas ici d’un article sur la chanson éponyme du groupe The La’s mais sur la série qui porte son nom. Sortie le 16 octobre 2018, on y suit le quotidien d’une famille tout ce qu’il y a de plus banale :  deux enfants et deux parents. Seulement voilà : la plus jeune est atteinte d’une maladie mentale l’empêchant de pouvoir grandir comme n’importe quelle autre petite fille. On pourrait penser qu’il s’agit d’un drame télévisuel : et bien on a tout faux !

Shaun Pye, le réalisateur, s’est inspiré de sa propre expérience avec sa fille Jo, née en 2006. Il dresse le portrait d’une famille sans prendre de gants. Pourtant, de manière subtile, il arrive à nous faire pleurer de rire ou pleurer tout court devant le quotidien des quatre protagonistes. Le réalisateur lui-même a dû d’ailleurs quitter parfois le tournage à cause de l’émotion ressentie devant le jeu des acteurs.

Mimi-cracra, le lait, elle aime ça! Source : IMDb

C’est à la maison, tagada-gada, qu’on apprend les bêtises

Patauger dans le lait, c’est mieux que la piscine, elle a dit! Source : IMDb

Dans la série, Rose, la petite fille, est atteinte d’une maladie qui l’empêche de communiquer autrement que par des cris. Elle est pour ses parents comme une petite fille de deux ans dans le corps d’une enfant de neuf ans. Avec toutes les bêtises que cela peut impliquer ! Oui c’est super amusant de se renverser toute une brique de lait sur la tête et de patauger ensuite dans la cuisine en balançant des céréales partout ! Bref, les journées ne sont pas toujours très reposantes pour les heureux parents et au fil des épisodes on se rend compte que Rose, au caractère quand même bien trempé, sait parfaitement ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas, et arrive à le faire savoir ! D’où le titre de la série qui peut se traduire par « Là où elle va », autrement dit : là où elle a décidé d’aller, on y va aussi.

Mieux qu’un gâteau d’anniversaire : Le Cheezy-puff d’anniversaire. Source : IMDb

On peut dire sans hésitation qu’il s’agit d’un portrait brossé à l’acide caustique, sans concession ni vaine tentative pathétique de nous tirer les larmes des yeux, et on se surprend souvent (toujours en fait) à rire devant les bêtises souvent rocambolesques de la très énergique petite Rose. Mais on ne rit jamais de Rose, on rit avec Rose. Car effectivement la petite s’amuse comme une folle à faire les quatre cents coups. Cette dernière est d’ailleurs interprétée par une très jeune actrice particulièrement talentueuse, Miley Locke, qui sublime avec brio la joie de vivre communiquée par Rose.

Docteur qui?

On y retrouve également deux brillants acteurs puisqu’il ne s’agit pas moins du charismatique David Tennant (oui LE docteur !) et de la pétillante et truculente Jessica Hynes, qui m’a fait très souvent recracher mon café par le nez devant la série Spaced.

Mais on avait dit qu’on mangerait des Cheezy-Puff! Source : IMDb

David Tennant y joue un père totalement largué, que ce soit dans ses relations avec sa femme ou sa fille, et semble également afficher une préférence envers son fils. Il nous apparaît finalement comme être juste un peu, voire carrément, à la ramasse. Quant à Jessica Hynes, on peut dire qu’elle interprète son rôle à la perfection et nous fait vivre le quotidien d’une maman qui doit redoubler d’efforts jour après jour et surtout faire preuve d’ingéniosité afin de ne serait-ce que faire avaler des petits pois à sa progéniture, ou la faire sortir du bain sans transformer la maison en piscine. On ne peut qu’y voir un clin d’œil d’admiration à peine dissimulé de Shaun Pye envers sa femme.

La guerre des deux Rose

Le doutage… Source : IMDb

Effectivement, il est également important de souligner que tous les événements relatés dans la série sont issus de la propre vie du réalisateur et de son épouse, qui ne se tiennent pas en tant que référence de parents parfaits ni comme exemple à suivre, mais plutôt comme un regard unique, et bien à lui, une vraie autobiographie criante de vérité. Pour cela, il use d’un stratagème particulièrement malin (comme avec tes mains), en nous faisant passer de manière alternative de la période difficile à vivre pour les parents de la grossesse et de la naissance à l’époque plus gaie et pleine d’espoir des neuf ans de Rose. Par ce procédé, Shaun Pye entend dédramatiser une situation qui pourrait sembler insupportable. Les pensées et les paroles parfois terribles des jeunes parents semblent nous dire « C’est ok, donnons nous le droit d’avoir des doutes, d’avoir peur, d’avoir parfois envie de tout laisser tomber et de baisser les bras pour ensuite mieux remonter la pente et trouver le bonheur auprès de Rose, une adorable petite fille qui qui saura apporter de la joie à toute sa famille jour après jour ».

Pour finir mon seul regret est qu’il n’y a actuellement que cinq épisodes, et par-dessus tout, la première chose que j’ai pensé après avoir terminé de la regarder fut  » A quand la suite ? ». Pour le moment, il n’y a malheureusement aucune information concernant une suite prévue. Il n’y a donc plus qu’à croiser les doigts !

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