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Culture Gaming

« Kingdom Come : Deliverance », je suis Henry

Par Wanda · 24 avril 2020 · Aucun commentaire

Ecrit par Wanda

Vous avez fait le tour de Skyrim? The Witcher 3 n’a plus de secret pour vous? Vous aimez passer beaucoup de temps sur un jeu vidéo de style RPG? Kingdom Come : Deliverance vous tend les bras! Développé par Warhorse studios et sorti en 2018, vous y incarnerez Henry, fils de forgeron, citoyen lambda du Royaume de Bohème au XVe siècle.

Non, il n’a pas perdu sa tête par magie… Source : Kingdom Come : Deliverance

Ce jeu reçut un accueil mitigé de la part de certains, mais je ne m’attarderai pas sur le débat qu’il aura généré. Pour ma part, et comme beaucoup d’autres, j’y ai passé un certain temps, j’ai pesté, j’ai admiré les paysages somptueux et l’architecture médiévale magnifiquement représentée, je me suis fait tuer de (trop) nombreuses fois, bref je m’y suis bien amusée et n’y ai pas vu le temps passer. C’est bien ce qu’on demande à un jeu vidéo, non ? Un avertissement cependant : Kingdom Come : Deliverance n’est vraiment pas pour les enfants, certaines scènes étant très drôles (d’autres beaucoup moins…), mais aussi très explicites.

Epée de poltron n’a ni estoc ni taille

Des toilettes réalistes. Source : Kingdom Come : Deliverance

Entrons dans le vif du sujet, j’ai nommé Henry. Le jeu se veut réaliste, donc oubliez les boules de feu et les épées volantes ou les dragons. Ici, vous allez souffrir et avoir pas mal de crampes aux bras rien qu’à tenter de tenir un arc correctement. Notons l’effort fourni par les développeurs du jeu concernant le système de combats. En effet, celui-ci a été créé grâce à des captures de mouvements de vrais épéistes. Ainsi, vous aurez beau avoir l’armure et l’épée les plus incroyablement pwouissants du monde, si vous n’avez pas «le skill», vous serez et resterez toujours quiche (on dit une ouiche?) munie d’une épée. Le fait d’avoir voulu faire un jeu réaliste est sans doute extrêmement ambitieux, mais dans l’ensemble on est en totale immersion dans son rôle.

Henry a été un petit polisson! Source : Kingdom Come : Deliverance

Après, à vous de voir ce que vous voulez jouer, un preux chevalier au cœur d’or ou une enflure, mais sachez que tout aura des conséquences sur la suite de vos aventures. Il n’y a pas de bon ou mauvais choix, seulement des choix. Concernant le but en lui-même, il est assez classique pour un RPG en monde ouvert : Vous aurez des quêtes principales, des quêtes secondaires et des activités. Même si le début est directif, ne vous y fiez pas, il ne s’agit que d’un tutoriel pour planter le décor et vous apprendre les rudiments de la survie en milieu rural. Le jeu laisse en réalité beaucoup de liberté et vous pourrez évoluer à votre rythme, parfois sans même faire de quête, juste pour vider des coffres et faire les poches vous promener.

C’est en forgeant qu’on devient forgeron

Le cheval aussi possède ses talents cachés. Source : Kingdom Come : Deliverance

Autant vous prévenir, ce n’est pas un jeu facile, il va falloir prendre son temps si vous voulez monter vos talents. Oui car Henry (ah ah, ça fait « En Ricard » à l’envers, ok je sors), même s’il ne peut pas lancer de boules de feu, dispose quand même d’un arbre de compétences, allant de l’équitation au maniement des armes en passant par la furtivité ou l’alcool (eh oui) ainsi que la lecture (il a plus d’un neurone dans sa poche, le petit Henry). Pour monter ces différents talents, il suffit de les utiliser. Par exemple, plus vous ramasserez de fleurs, plus vous monterez vos talents d’herboriste. Plus vous vous déplacerez accroupi sans vous faire voir, plus votre furtivité s’améliorera, et ainsi de suite. En montant ces talents, vous débloquerez des compétences passives du style : jouer de vos charmes pour ne pas payer les bains publics.

« Tu pues », ça a le mérite d’être honnête. Source : Kingdom Come : Deliverance

Oh, Monsieur Henry, vous avez de ces expressions! Source : Kingdom Come : Deliverance

Oui, il y a des bains publics, et si vous puez trop, vous serez également facilement détecté au cas où vous voudriez être furtif. Par contre, là, niveau réalisme, on se demande pourquoi Henry préfère rester crade comme un étron plutôt que de se laver dans les nombreuses rivières à proximité quand il n’y a pas de bains publics dans son secteur, mais bon… L’homme est parfois un animal mystérieux, me direz vous. Le bain public est également l’occasion pour Henry d’expérimenter de nouveaux looks à la pointe de la mode. Dans la même veine niveau stupidité profonde du héros, il préférera mourir d’épuisement plutôt que de dormir à la belle étoile ou sur un banc. Que voulez-vous, Henry n’a pas l’habitude de dormir sans son nounours et son petit coussin. Outre quelques aspects un peu curieux de cet acabit, le jeu reste quand même assez bien foutu.

L’habit ne fait pas le moine, sauf s’il est joli

Même la carte du monde se veut réaliste. Source : Kingdom Come : Deliverance

Vos interactions avec les autres personnages sont elles aussi plutôt bien pensées. Par exemple, un habit de noble vous permettra d’asseoir votre position de mâle alpha plus facilement que si vous ne portiez un tutu et un chapeau pointu. Il faudra aussi faire plutôt attention à vos choix dans les dialogues, ceux-ci sont parfois chronométrés et vous obligeront à trancher dans le lard. Votre réputation est également à considérer et vous aidera parfois à vous sortir de situations pas très marrantes. Je ne compte plus les fois où Henry a fait les yeux doux aux gardes pour qu’ils ferment les yeux sur ses menus larcins. Et je vous assure que malgré ses tords, car le tord tue, mon petit Henry n’a jamais payé aucune amende. On est ripou ou on ne l’est pas.

Atelier d’apothicaire en vue! Source : Kingdom Come : Deliverance

Les plus grands chefs se l’arrachent! Source : Kingdom Come : Deliverance

Le jeu propose également un système de création de potions assez bien fichu, qui fera de vous un apothicaire hors-pair. Il y en a pour tous les goûts, et il faudra bien suivre les recettes pour faire votre petite popote. Une concoction en particulier deviendra vite votre drogue favorite : le Schnaps du Sauveur. Celle-ci permet tout simplement de sauvegarder. Et voyez-vous, en début de partie ce ne sera pas de la tarte d’en obtenir. Je m’interroge tout-de-même sur l’utilité d’un tel item dans un jeu qui se veut réaliste. En effet, si vous ne voulez ou ne pouvez pas en utiliser, il suffit de quitter et de revenir dans le jeu pour sauvegarder… Ce qui, vous en conviendrez, n’est pas ce qu’il y a de plus immersif. Hormis ce détail, les recettes sont nombreuses, variées, et on prend plaisir à les fabriquer. Je me suis un peu sentie comme une petite sorcière devant son chaudron magique à ricaner toute seule.

Et il est où, Dédé?

« Tu tires ou tu pointes?! ». Source : Kingdom Come : Deliverance

Et enfin, qu’est-ce qu’un RPG sans mini-jeu ? Kingdom Come : Deliverance ne déroge pas à la règle et si vous en avez marre de courir après les fleurs et de vous faire courser par les bandits, vous pourrez squatter les nombreuses tavernes pour perdre toutes vos ressources pécuniaires au Poker. Une astuce pour les petits filous : les dés sont parfois truqués! N’hésitez pas à faire les poches des autres joueurs de Poker pour leur piquer leurs dés pipés, vous verrez alors la chance tourner curieusement dans le bon sens.

Petite visite de chantier. Source : Kingdom Come : Deliverance

Pour finir, Kingdom Come : Deliverance fut une très bonne surprise pour l’amatrice de RPG que je suis. En fait, ce jeu est tellement complet qu’il faudrait plusieurs copies doubles pour vous parler de tous les détails qui ont retenu mon attention, mais ça commencerait à faire long. Certes il peut être parfois un peu frustrant, on n’a pas toujours l’impression de contrôler la situation, mais finalement, cela laisse une belle part à l’Aventure! Les paysages et monuments sont vraiment superbes, les dialogues sont bien écrits, on apprend une foule de choses sur cette époque grâce à un glossaire des plus complets, et surtout on ne voit pas le temps passer. Si le jeu était très bugué à sa sortie, de nombreux correctifs font qu’il est actuellement jouable sans réel soucis. Je recommande donc largement si l’on aime les longues balades en forêt et l’équitation. Un Kingdom Come 2 serait dans les cartons, mais nous n’avons malheureusement pas plus d’information sur le sujet au moment où je vous parle.

Enfin, car il faut bien conclure un jour, je terminerais par la splendide bande-son divinement orchestrée et composée par Jan Val, ainsi que par Adam Sporka pour sa « medieval touch ». A vous d’écouter:

Un des nombreux lieux à contempler avec béatitude. Source : Kingdom Come : Deliverance

Points positifs

  • Une immersion totale, un réalisme intéressant
  • Visuellement très agréable
  • Des quêtes bien écrites et des dialogues très sympathiques
  • Des mécaniques de jeu plaisantes et abouties
  • La bande-son frôlant la perfection, que ce soit pour la musique ou les bruitages
  • Plusieurs DLC permettent de prolonger l’aventure pour notre plus grand plaisir

Points négatifs

  • Un système de sauvegarde pas folichon
  • Des mécaniques pas toujours évidentes à comprendre au premier abord
  • Le système de voyage rapide ou tous les temps d’attente qui peuvent finir par taper sur le système au bout d’un moment

Aller plus loin

Kingdom Come : Deliverance

Éditeur : Deep Silver, Warhorse Studios

Développeur : Warhorse Studios

Sorti en février 2018

Jeu solo à la 1ère personne / Genre RPG en monde ouvert

Plateformes : PC, PlayStation 4, Xbox One

Pegi 18

 

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