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Culture Séries

« Kenny Powers », saint parmi les seins

Par Ian · 17 avril 2019 · Aucun commentaire

Ecrit par Ian

Kenny. Fucking. Powers. Composée de quatre saisons diffusées sur HBO entre 2009 et 2013, Kenny Powers – créée par Ben Best et Jody Hill (le Monsieur à l’origine d’une autre série avec le même Monsieur mais qui s’appelle plus Kenny parce qu’en fait c’est un autre Monsieur : Vice Principals) – est une série comique relatant les errances d’une ancienne star du base-ball.

« Enfoiré je suis in, enfoiré t’es out »

« Cette barre est aussi lourde que mon ego ». Source : IMDB

Suite à une sombre histoire de stéroïdes, Kenny Powers (Danny R. McBride) se voit déchoir de sa gloire base-ballistique. Il retourne alors à Shelby, sa ville natale, pour y fomenter son glorieux retour. Cependant, là où une personne psychologiquement équilibrée ferait preuve d’humilité et de modestie, Kenny ne lâche rien. Même « rétrogradé » professeur de sport, Kenny est toujours un dieu vivant. Le monde tourne si bien autour de lui que l’on pourrait parler de Kennycentrie. Dans cet orbite sont attirés divers personnages, tous plus ou moins pathétiques : April Buchanon (Katy Mixon), l’amour d’enfance à la poitrine exubérante et surtout Stevie Janowski (Steve Little), l’assistant idolâtre prêt à tout pour satisfaire aux exigences de l’astre Kenny.

Beauferie à la sauce mulet

Recueillement dans la simplicité. Source : giphy

Perpétuellement sur le chemin du retour au succès, Kenny ne fait aucun compromis. Anti-héros à la coupe mulet, on voit rarement un personnage cumulant des qualités aussi diverses que la trahison, la mauvaise foi et l’égoïsme intersidéral. Parfois, des considérations philosophiques viennent saupoudrer ce divin mélange : « cul ou nichons ? ». Mais dans la galaxie du potache, Kenny suit une autre orbite : celle des hauts et des bas. Derrière la beauferie et le narcissisme de la « Flama Blanca » se cache un être humain rongé par les remises en question. Seulement, là où d’autres demanderaient conseil à leurs proches ou iraient consulter, Kenny lui préfère le jet-ski en solitaire. Et allez tous vous faire foutre.

Amour, gloire et nichons

« Mais qu’est-ce que je fous avec ce blaireau ? ». Source : IMDB

Mais que serait la gloire sans l’amour, si possible avec de gros nichons ? C’est là peut-être le sens de la deuxième saison relatant l’exil mexicain de la star déchue : partir pour mieux revenir. Toutes les prostituées et tous les combats de coq du monde ne sauraient faire oublier à Kenny ces deux astres que sont la poitrine d’April, son véritable amour. Plus tard, se posera la question de la vie de famille quand on est un dieu. Là encore, il s’agira de partir pour mieux revenir. Mais n’est-ce pas finalement logique pour la planète Kenny et son orbite égocentrique ?

Comme le dirait Aristote du divin, Kenny est trop parfait pour penser à autre chose qu’à lui-même. Mais Dieu ne joue pas au base-ball.

Source : giphy

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