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Culture Gaming

Into the Breach – Never ending tactical

Par Julien · 18 mars 2020 · Aucun commentaire

(Into the Breach – Subset Games)

Ecrit par Julien

Après avoir exploré le monde dans “Renowned Explorers”, il est temps de revenir à quelque chose de plus classique comme le sauver d’une invasion de Kaiju insectoïdes aux commandes de mechs divers et variés.
Bienvenue dans le monde enthousiasmant de “Into the Breach”, mélange improbable de “Pacific Rim” et d'”Un jour sans fin” le tout sur fond d’apocalypse quasi achevée.

Another day in Paradise

Die and Retry (Into the Breach – Subset Games)

Si pour vous le contexte et l’histoire sont des éléments primordiaux d’un jeu vidéo, vous pouvez tout-de-suite ignorer Into the Breach dont l’histoire se limite à : l’humanité a surexploité la Terre. En représailles sont apparus les Veks (les insectes géants du coin) qui ont exterminé 90% de la population mondiale.
Pour lutter, des pilotes de mechs voyagent d’une ligne temporelle à l’autre pour tenter d’en sauver un maximum.

Tout ceci n’est que prétexte à se bastonner joyeusement avec les Veks. Bien entendu, les tirs fratricides sont de rigueur et il faudra épargner au maximum les structures civiles. La bonne nouvelle est que les Veks peuvent aussi se blesser mutuellement. Ce sera d’ailleurs une des tactiques à adopter régulièrement pour s’en sortir.

Entre l’île archive, celle aux déchets toxiques, la gelée assaillie par ses propres IA et celle qui s’est auto détruite, on ne sait que choisir. (Into the Breach – Subset Games)

Le jeu est développé par Subset Games dont le premier jeu était Faster than Light. Autant dire que ça risque d’être simple dans son concept mais avec une difficulté assez élevée.

Madame Mécha Irma

Into the Breach se concentre sur des batailles tactiques en (X) tours durant lesquels il faut :

    1. survivre
    2. épargner au maximum les structures civiles
    3. atteindre les objectifs

Sauf bonus spécifique, chaque unité peut se déplacer puis faire feu, et c’est tout. Pas de Sprint, pas de point d’action, pas de tir de couverture.

Grâce à mes dons de voyance, je sais que cette ligne temporelle est foutue. (Into the Breach – Subset Games)

Mais alors, comment protéger les objectifs ou simplement survivre face à un ennemi supérieur en nombre? Grâce à une astuce de game design autour de laquelle le jeu s’articule : le joueur connaît à l’avance les cibles des ennemis et l’ordre dans lequel ils vont attaquer.
Dit comme ça, on pourrait penser que c’est complètement abusé, mais le rythme d’apparition des vagues ennemies, l’allure des cartes (générées aléatoirement) et les objectifs à remplir ont tous clairement été pensés autour de cette idée simplissime.
En cas de défaite, on recommence tout en conservant un pilote et son expérience, les escouades et pilotes débloqués.

Ou laisser le jeu le faire pour nous (Into the Breach – Subset Games)

On peut créer une escouade totalement stupide (Into the Breach – Subset Games)

L’aléatoire se situe au niveau des déplacements des Veks entre deux attaques et aussi et surtout au niveau des équipements et pilotes bonus récupérables en cours de partie. C’est peu, mais suffisant pour générer de la tension.

Mon mech à moi, il me parle de Veks

Chaque escouade est composée de trois mechs complémentaires et souvent axés autour d’une thématique précise. Si la première escouade est constituée d’une unité de combat rapprochée, d’un tank et d’une pièce d’artillerie semble banale, les autres (à débloquer) sont de plus en plus improbables et parfois avec des mécaniques extrêmement situationnelles.
La première escouade est souvent considérée comme la plus puissante non-pas du fait de sa force de frappe mais grâce à sa polyvalence.

Le casting est plutôt varié, mais certaines escouades sont très délicates à jouer (Into the Breach – Subset Games)

A noter que les succès Steam font ici partie intégrante du jeu puisque c’est en les accomplissant que l’on récupère des points permettant de débloquer de nouvelles escouades.

Les Veks adorent raser les 3 dernières régions d’une île puis attaquer en force la capitale (Into the Breach – Subset Games)

Une phase de gestion sommaire entre les combats permettra d’améliorer les mechs avec les quelques miettes d’équipement récupérés. Les choix seront très limités, autant dire que ce sera au joueur de s’adapter à son escouade plutôt que l’inverse. Ceci dit, certains équipements sont vraiment funs tellement ils sont grotesques.

Une fois 2 îles sur les 4 pacifiées, vous pourrez aller exterminer le nid des Veks et sauver le monde. En en pacifiant d’avantage, vos pilotes gagneront en expérience et vos mechs en équipements. Mais le risque d’extermination n’est jamais loin. A vous de choisir.

Ligne temporelle sauvée

Le jeu est-il bon? Si on considère ses ambitions et les choix des développeurs, le jeu est une réussite.
Par contre, il faut bien avouer qu’il n’est pas tout public du fait de sa courbe de progression assez raide, d’une histoire prétexte peu intéressante et de graphismes certes lisibles mais peu spectaculaires ou même colorés.

Pas de repos pour les braves (Into the Breach – Subset Games)

Simple dans son concept, avec une ergonomie globalement correcte mais relativement ardue à maîtriser.
Si le mode facile tolère quelques erreurs, il n’a rien d’une promenade de santé.
Au-delà, les erreurs se paient cash et peuvent compromettre la suite. Mais si le jeu est dur, terminer une partie et débloquer de nouveaux équipements est d’autant plus gratifiant. Les principes de certaines escouades sont vraiment débiles mais complexes et amusantes à tester.
Les combinaisons aléatoires ou personnalisées étant la cerise sur le gâteau, la re-jouabilité est, vous l’aurez compris, énorme.
A réserver aux joueurs qui n’ont pas peur de se prendre quelques raclées durant les premières tentatives.

Aller plus loin

Into the Breach
Développé et édité par Subset Games

Disponible sur Steam, GoG et Nintendo Switch

 

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