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Culture Gaming

Gagnez de l’argent gratuit, jouez à Pikuniku!

Par Wanda · 24 juin 2020 · Aucun commentaire

Ecrit par Wanda

Vous voulez de l’argent GRATUIT?! Oui, c’est possible, si vous jouez à Pikuniku! Ce jeu vidéo développé par Sectordub (son tout premier bébé! Félicitations!) et distribué par Devolver Digital (qui a édité Gris dont j’ai parlé ici, entre autres petits bijoux vidéo-ludiques), est sorti en janvier 2019 sur Switch et PC. Il vous fera bondir partout et mettra vos neurones et zygomatiques à l’épreuve.

Cela faisait longtemps que je cherchais à pousser les capacités graphiques de mon ordinateur. Et voilà que, ni une ni deux, après avoir vu l’annonce alléchante de Sunshine Inc., je décidais de me lancer dans l’aventure Pikuniku. Adepte de jeux AAA, il était donc indispensable à ma collection. L’histoire épique comme le gameplay des plus poussés, en passant par la bande-son qui m’a tirée les larmes des yeux ou les paysages à couper le souffle, tous les ingrédients étaient enfin réunis pour me plaire.

Je vous laisse admirer la qualité des pixels avec cette sublime bande-annonce :

De l’argent GRATUIT?!!!

D’abord, parlons de l’intrigue. On y incarne un petit haricot rouge (enfin je crois que c’est un haricot…?), en tout cas un petit truc rouge avec des jambes élastiques et dépourvu de bras. On nous prend à tort pour un vilain monstre. A l’instar d’un Elder Scrolls ou d ‘un The Witcher, notons au passage la subtilité des dénonciations acerbes contre le racisme ambiant : «Tu es rouge et différent, tu es donc un monstre!». Nous voilà rejeté par nos pairs alors que nous sommes tout-à-fait innocent. Il faudra donc prouver cette innocence en accomplissant différentes missions. Sunshine Inc. propose également de l’argent gratuit. En échange, il disposera de toutes les ressources comme les arbres ou le maïs. C’est bon, le maïs. Personnellement je trouve ça vraiment délicieux et je n’en ai jamais assez. En tout cas, vous êtes prévenu : sous ses airs bonhommes, il faudra vous méfier de ce capitaliste suprémaciste rose qui vous propose de l’argent gratuit. Encore une fois, Pikuniku dénonce habilement les travers d’une société malade.

Mais où va le maïs?!! Source : Pikuniku

Comment ça, tout ça n’est pas crédible? Mais parfaitement que si. Non seulement Pikuniku est génial, mais les dialogues sont particulièrement bien écrits et incisifs au possible. Et m’ont fait énormément rigoler.

J’adore le maïs

Vous voulez la vérité vraie? Je n’ai pas pu m’arrêter d’y jouer du début à la fin. Ce jeu est faussement débile, se balançant en permanence entre auto-dérision et absurdité. Les graphismes acidulés et les personnages tout kawaii rappellent Adventures Times ou des dessins faits par des enfants, soulevant un gros tsunami de mignonnitude et de rigolittude. D’ailleurs, le studio Sectordub qui a développé Pikuniku oscille entre Londres et Paris, mais revendique ouvertement les origines japonaises «de cœur» du jeu avec ses nombreuses références au gaming (rien que le sous-titre du jeu met la puce à l’oreille), quelles soient intrinsèques aux quêtes ou à la musique.

Juste danse, ça ne vous rappelle rien? Source : Pikuniku

Concernant le style : on saute, on s’accroche, on pousse des boutons ou des trucs et on avance. Un jeu de plateforme mêlant des petites énigmes rigolotes, des petits jeux dans le jeu (comme du basket-ball hasardeux) et des machins cachés. Je ne vais pas vous dévoiler tout le contenu, ce serait dommage, mais on peut trouver des insectes qui font « coucou »… Voilà un indice qui spoile à mort. La difficulté n’est pas intense, le jeu se prête donc parfaitement à tous les âges et tous les genres de joueurs : ceux qui ont deux pattes de koala en guise de mains comme ceux qui sont lvl 1000 sur Monpetitkoalaonline.

A deux, c’est deux fois plus de n’importe quoi

Fast and Piku and Niku. Source : Pikuniku

Pikuniku propose deux modes de jeux : la partie solo et sa lugubre histoire d’argent gratuit, et la partie coop, où l’on incarne donc Niku et Piku (enfin je crois?) dans des tableaux totalement différents. Cela donne des situations cocasses étant donné la manière très approximative de bouger des personnages et leur démarche dégingandée. De plus, d’autres mécaniques de jeu sont proposées dans le mode coop comme la course de caisses à savon. Ce mode rappelle inévitablement ibb & obb, qui a fait l’objet d’un article ici, le jeu qui se jouait uniquement à deux et visuellement assez proche de Pikuniku.

Pour finir, encore une fois mon seul regret est la longévité limitée du jeu. Les développeurs auraient promis des DLC gratuits (pas comme l’argent promis par le vil Sunshine Inc.), j’ai donc décidé de sacrifier tous les soirs de pleine lune un petit haricot rouge pour que ces DLC arrivent bientôt. Si vous êtes pro-haricots, n’attendez plus et jetez-vous corps et âme sur Pikuniku.

Points positifs

  • Un humour absurde et de l’auto-dérision
  • Un humour génial
  • De l’humour
  • Un gameplay plein d’humour et facile à prendre en main
  • Des graphismes plein d’humour et faciles à prendre en main
  • Une bande-son pleine d’humour et facile à prendre en main
  • Tout le monde peut y jouer, sauf les gens qui n’ont pas d’humour

Points négatifs

  • C’est pas assez long, j’aurais préféré de l’humour un peu plus longtemps

Aller plus loin

Jeu de plateforme (aventure, réflexion) solo et coop / Switch et PC

Date de sortie : janvier 2019

Développé par Sectordub : Arnaud De Bock (Reigns), Remi Forcadell (Giraffes Volleyball Championship 2016), Alan Zucconi (0RBITALIS), and Calum Bowen (Lovely Planet).

Distribué par Devolver Digital

Le site officiel

La page steam

 

 

 

 

 

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