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De Walter Mitty à Erin Brockovich : 5 films qui motivent

Par Bertrand · 15 mars 2018 · Aucun commentaire

De Walter Mitty à Erin Brockovich : 5 films qui motivent - Joy avec Jennifer Lawrence et Robert de Niro

Ecrit par Bertrand

Quand on a besoin d’un coup de peps, rien de tel qu’un bon film qui donne envie de réaliser ses projets. Walter Mitty et ses sœurs Erin Brockovich, Joy Mangano, Molly Mahoney et Andrea Sachs se donnent à fond pour réussir ce qu’ils entreprennent, et ça fait du bien à voir !

De Walter Mitty à Erin Brockovich 5 films qui motivent - Shia leboeuf just do it

Source : Quelque part sur le net

De temps en temps, lorsque le moral n’est pas top, qu’on n’a pas trop envie de bouger ses fesses, on a besoin d’un petit remontant. Pour moi, c’est 5 films en particulier que je n’hésite pas à revoir plusieurs fois (d’affilée). Ces films motivent bien à bosser pour soi, pour les autres ou encore pour changer de vie. Tant de réussite si on se bouge les fesses, ça donne envie d’essayer. Bon, faut pas se leurrer, les self-made-men ou women américains, c’est quand-même parfois un peu surfait.

Les schémas semblables des films motivants

Souvent, le schéma de ces films est le même : on rencontre quelqu’un qui est plus ou moins en galère, célibataire. Cette personne rencontre un obstacle : personne ne veut l’aider pour son idée (Joy), elle va se faire virer (La vie rêvée de Walter Mitty) ou ne trouve pas de travail (Le Diable s’habille en Prada, Erin Brockovich, seule contre tous)… On la suit passer de galères en galères, il lui arrive de perdre un proche (Le Merveilleux magasin de Mr Magorium). Et un jour, à force de persévérer, elle a un coup de chance ou reçoit une aide extérieure et ça débloque toute la situation. Finalement, elle se retrouve à être populaire, à voir ses projets réussis et parfois même à gagner beaucoup d’argent.

1. Joy (2015)

Joy avec Jennifer Lawrence et Robert de Niro

© Twentieth Century Fox France
Source : Allociné

Réalisé par David O. Russell, avec Jennifer Lawrence (primée Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie aux Golden Globes 2016), Bradley Cooper et Robert de Niro.

Joy est une jeune mère célibataire endettée du Massachusetts dans les années 1980. A son divorce, elle a dû abandonner ses rêves d’inventrice pour se consacrer à sa famille. Elle s’occupe de ses deux enfant, de sa mère en dépression et de sa grand-mère, narratrice de cette histoire. Suite à une rupture, son père emménage chez elle et devra partager le sous-sols avec son ex-mari.

Lors d’une sortie en famille sur le voilier de Trudy, la nouvelle conquête de son père, Joy se blesse en voulant ramasser du verre brisé sur le pont. C’est là que lui vient l’idée de concevoir un balais auto-essorant. Commence alors une aventure juchée d’obstacles pour tenter de commercialiser son invention et pouvoir en vivre.

Le film est une biographie basée sur des faits réels. Malgré des critiques plutôt négatives sur sa réalisation, j’ai beaucoup aimé le cheminement. On est très souvent en haleine, surtout pour des scènes bien spécifiques où le personnage principal de Joy perd un peu ses moyens. Celle-ci reste néanmoins très forte et déterminée, ce qui est magiquement interprété par Jennifer Lawrence. On apprécie également le détestable père joué par Robert de Niro, ainsi que Bradley Cooper qui, on le sent, veut changer du rôle de playboy. Une de mes histoires préférée reste la relation de Joy et son son ex-mari Tony, vouée à être une forte amitié depuis le début, dans un monde où femmes et hommes ne peuvent être qu’amoureux ou rien.

Un des films qui m’a le plus motivé jusque là à avancer dans ma vie professionnelle. Le personnage est tout de même un peu centré sur lui-même dans sa réussite même si l’histoire tente d’y inclure ses enfants ou de futures inventrices.

Bande-annonce de Joy

2. La vie rêvée de Walter Mitty (2014)

La vie rêvée de Walter Mitty avec Ben Stiller et Kristen Wiig

© Twentieth Century Fox France
Source : Allociné

Réalisé, produit par Ben Stiller, avec Ben Stiller et Kristen Wiig. Prix de la meilleure musique d’un film comique à International Film Music Critics Association Awards 2013.

Walter Mitty est responsable du service négatifs photo du magazine Life. Lorsque le magazine est racheté, l’édition papier est abandonnée au profit d’une édition purement numérique, conduisant à un plan de licenciement. Le post de Walter Mitty est menacé lorsqu’il semble perdre le négatif de la photo devant faire la couverture de la dernière parution. Aidé de Cheryl Melhoff, collègue dont il est timidement amoureux, il part en Islande avec quelques indices pour retrouver le photographe du négatif.

La vie rêvée de Walter Mitty est la deuxième adaptation d’une nouvelle éponyme. Le film était en préparation depuis 1994, régulièrement abandonné puis repris. C’est finalement Ben Stiller qui a hérité du projet, qu’il a finit par réaliser et produire lui-même et y jouer le personnage principal. Le film a reçu une critique plutôt mitigée (bien qu’un peu meilleure en France) et un accueil du même gabarit.

Ce film est pourtant, à mon goût, d’une grande qualité. Le scénario est certes léger, mais il est amplement suffisant, et richement adapté. Les images, notamment, sont magnifiques. Le contraste est saisissant entre les hauts gratte-ciels de New York et les paysages à couper le souffle du Groënland et de l’Islande. Il ne faut pas croire pour autant que les unes surpassent les autres. Les prises de vues des rues de New York et du magazine Time (lieu réel des locaux du magazine Life du film) sont grandioses. Les images de pleine mer, de paysages, de volcans et de montagnes du grand nord et d’autres régions du monde visitées par le protagonistes sont saisissantes. Le tout est orchestré par une bande originale superbe. Les musiques à elles-seules suffiraient à nous faire voyager.

Le film est un grand voyage, une grande aventure pour un homme introverti auquel beaucoup d’entre nous s’identifient très facilement. C’était pour moi un coup de foudre et un beau coup de fouet pour me donner l’envie de voyager, de vivre autrement qu’en mode automate. C’est également une belle histoire d’amour, avec toute une mignonnerie simple mais efficace. La prestation de Kristen Wiig est d’ailleurs si juste et touchante qu’on tombe vite aussi amoureux qu’un Ben Stiller au sommet de sa forme.

Bande-annonce de La vie rêvée de Walter Mitty

3. Erin Brockovich, seule contre tous (2000)

Erin Brockovich, seule contre tous avec Julia Roberts

© Jersey Films
Source : Allociné

Réalisé par Steven Soderbergh, primé film de l’année aux AFI Awards 2001, BMI Film Music Award aux BMI Film & TV Awards 2000 pour sa musique composée par Thomas Newman et trois prix pour son actrice principale Julia Roberts : meilleure actrice et meilleure actrice dans un film dramatique aux Oscars 2001, BAFTA Awards 2001 et aux Golden Globes 2001.

Erin Brockovich est une mère célibataire et sans emploi. Après un rendez-vous d’embauche, elle se fait percuter au volant par un chauffard. Sa poursuite en justice est un échec. Elle convainc la société d’avocats qui la représentait dirigée par Edward L. Masry de l’embaucher. Elle y découvre un dossier mineur qui s’avère être un étouffement d’affaire de pollution de grande échelle au chrome hexavalent par l’entreprise PG&E qui rend malade tous les habitants d’une petite ville californienne de Hinkley. Après avoir convaincu Edward L. Masry de prendre en charge le dossier, elle réunit de nombreuses preuves et convainc les habitants d’attaquer PG&E en justice.

Ce film est tiré de l’histoire vraie d’une grande héroïne des temps modernes. C’est pour moi le sommet de la carrière d’une Julia Roberts inépuisable. Elle y interprète un personnage haut en couleurs : spontanée, d’un franc parlé et surtout très juste. Le scénario est rondement mené et ne manque pas de hauts et de bas qui le rendent très touchant et finalement très encourageant. C’est une histoire qui fait du bien, d’une justice rendue, et d’un espoir d’un cas qui ne serait pas isolé. C’est un bon film motivant pour s’apprêter à un projet qui nous tient à cœur et qui, on le sait, serait bénéfique à plus d’une personne.

Bande-annonce de Erin Brockovich, seule contre tous

4. Le Merveilleux Magasin de Mr. Magorium (2007)

Le merveilleux magasin de Mr Magorium avec Nathalie Portman et Justin Hoffman

© Walden Media
Source : Allociné

Réalisé par Zach Helm, avec Nathalie Portman, Dustin Hoffman et James Bateman (ouaip, beaucoup de “man”).

M. Edward Magorium est un magicien de 243 ans qui possède un magasin de jouets magiques new-yorkais très prisé par les enfants, notamment le solitaire Eric. Alors qu’il sent sa fin arriver, il engage un comptable, Henry Weston, pour estimer son magasin afin de le léguer à son unique employée, Molly Mahoney. Cette dernière se pense incapable de magie et de diriger un tel magasin.

Ce film fantastique merveilleux est un très bon film pour petits et grands enfants. Il vrai que le synopsis tient en quelques lignes, mais c’est dans toute sa simplicité que la magie opère. On nous fait comprendre dès le début du film qu’on suit deux bonnes histoires : une qui finit, celle de M. Magorium (joué par Dustin Hoffman), et une qui commence, celle de Mme. Mahoney (Nathalie Portman). C’est avec la métaphore d’un morceau de piano qu’elle compose qu’on suit le parcours de Molly Mahony. Comme pour la magie dont elle pense qu’elle ne sait pas l’utiliser, elle n’arrive pas à terminer son morceau.

C’est un film qui donne, par son héroïne, une bonne dose de confiance en soi. On voit également la magie de l’imagination du réalisateur Zach Helm qui se diffuse dans les jouets, et nous emmène dans une boutique merveilleuse qu’on aimerait tous visiter.

Bande-annonce de Le Merveilleux Magasin de Mr. Magorium

5. Le Diable s’habille en Prada (2006)

Le Diable s'habille en Prada avec Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt et Stanley Tucci

© Twentieth Century Fox France
Source : Allociné

Réalisé par David Frankel, avec Anne Hathaway, Meryl Streep (meilleure actrice dans un film musical ou une comédie aux Golden Globes 2007), Emily Blunt et Stanley Tucci.

Andrea Sachs est une jeune journaliste qui vient de décrocher un emploi dans le magazine de mode Runway. Elle y est coassistante, avec Emily, de la rédactrice en chef Miranda Priestly. Elle découvre alors le monde de la mode très éloigné du sien, dans une ambiance de compétition acharnée. Sa collègue sarcastique et sa patronne cruelle lui font incessamment comprendre qu’elle n’est pas de ce monde (surtout au niveau des habits) et on lui confie des tâches à la limite de l’impossible. Elle finit par se mettre en 4 pour ce job qui pourrait déboucher sur des opportunités de rêve, mais met peu à peu à l’écart son fiancé et ses amis.

Cette adaptation du roman Le Diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger paru 3 ans plus tôt est une merveille de jeux d’acteurs et d’actrices. Les 4 personnages les plus récurrents ont tous une personnalité hors-norme, jouant parfois même sur le burlesque. C’est le jeu d’actrice de Meryl Streep qui crève le plus l’écran (facile quand on est une actrice parfaite), mais les autres tirent très bien leurs épingles du jeu. Anne Hathaway est touchante, parfois blessante lorsqu’elle se conforme enfin à l’univers acariâtre de la mode. Emily Blunt est époustouflante en femme stressée/envieuse/méchante/fatiguée. Elle passe par tellement d’émotions durant le film qu’on a parfois du mal à tout encaisser (autant que le personnage d’ailleurs). Le jeu de l’actrice a d’ailleurs été nominé deux fois lors de cérémonies. Enfin, le jeu parfois piquant, parfois touchant de Stanley Tucci est parfait. Sa petite touche de féminité ne rend pas le personnage ridicule et faux comme on en voit parfois dépeint à l’écran.

L’histoire, quant à elle, est bien amenée et bien construite. On aurait bien du mal à se mettre à la place d’Andrea, à choisir entre une carrière dont elle a rêvée et sa vie sociale qu’elle aime tant. On se retrouve devant des situations avec l’impression de subir, pour finalement se demander si ce n’est pas plutôt le fruit d’un choix.

Encore un film motivant par l’ambition de son personnage, confronté à sa vie de couple et amicale qui manque de se fracasser.

Bande-annonce de Le Diable s’habille en Prada

 

 

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