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Art de vivre Famille Petite enfance

Au revoir la couche ! Bonjour le pot !

Par Laura · 18 septembre 2019 · Aucun commentaire

Ecrit par Laura

Les vacances se terminent, bientôt la rentrée pour les “grands” de la crèche! Ils ont hâte d’y être, vont la visiter, rencontrer leur maîtresse ou leur maître… Oui mais voilà, ils n’ont pas encore dit au revoir à leur couche, et ça, ça stresse les parents! Mais ne vous inquiétez pas, faites-leur confiance, ils seront prêts à temps!

Laissez-leur le temps

La “propreté” comme on entend souvent, est un aspect de la vie de l’enfant qui stresse les parents. Nombreux sont ceux qui veulent vite se débarrasser des couches, et être prêts pour l’école. Car il ne faut pas se leurrer, c’est cette rentrée scolaire où l’on demande à l’enfant de savoir aller aux toilettes, qui stresse toutes les familles! Et il n’est pas rare d’entendre des parents de tout-petits dire “je commence à le mettre sur le pot” alors que l’enfant vient tout juste d’apprendre à marcher.

Mais saviez-vous que pour pouvoir enlever sa couche l’enfant doit être prêt?

Une maturation tant psychologique que physiologique

Plusieurs critères et étapes dans le développement de l’enfant vont vous montrer que votre bout de chou est prêt à aller sur le pot.

Pour abandonner sa couche, l’enfant doit être capable de contrôler ses sphincters, c’est-à-dire de savoir se retenir. Pour le savoir, Il doit pouvoir sentir qu’il a envie d’aller aux toilettes. Physiologiquement, pour que l’enfant soit prêt à aller sur le pot, il faut qu’il sache monter et descendre seul les escaliers et lâcher un objet volontairement. 

Attendre qu’il sache monter et descendre les escaliers

L’enfant doit atteindre plusieurs paliers de maturité:

  • Physiologique, c’est le premier. Il doit savoir se retenir et contrôler ses sphincters, sinon c’est perdu d’avance.
  • Affectif : l’enfant doit accepter de devenir grand et donc de quitter sa couche. C’est une grande étape dans la vie de l’enfant. Symboliquement pour lui, cela peut revenir à passer du statut de bébé à enfant.  En tant que “bébé” on s’occupe pour changer la couche, il profite de ce moment privilégié de soin avec ses parents et les adultes qui s’occupent de lui. En quittant la couche, il devient “grand” et peut aller seul sur les toilettes ou sur le pot, même si l’adulte s’occupe toujours de lui, ce ne sont pas les mêmes échanges, les mêmes soins. Il doit également se sentir en confiance et sécurisé.
  • Intellectuel : L’enfant doit comprendre qu’il a besoin d’aller aux toilettes et savoir le dire à l’adulte à temps.

Chaque enfant est différent

L’étape de la propreté arrive généralement vers 2 ou 3 ans, mais elle peut très bien arriver plus tôt ou plus tard. Chaque enfant est différent et suit son propre rythme de développement. Il est donc inutile de comparer un enfant avec son ainé, son cousin, ou les autres enfants qui l’entourent. Chacun ira à son rythme, et souvent, plus on compare, plus on retarde cette acquisition !

Une acquisition en plusieurs étapes

L’acquisition de la propreté, comme tous les apprentissages, ne se fait pas en un jour (un peu comme Rome d’ailleurs,…)!

Petit à petit, l’enfant construit son acquisition

Souvent, l’enfant va commencer par une étape: il va commencer à être propre la journée mais pas le soir, ou juste pour les selles mais pas l’urine, ou l’inverse… Il peut très bien commencer à y aller à la crèche ou chez l’assistante maternelle mais pas encore à la maison, ou chez les grands-parents, ou l’inverse… La nuit il est souvent plus difficile pour lui de sentir à temps qu’il a besoin d’aller aux toilettes, cette étape prend souvent plus de temps.

Il peut également y avoir des “régressions” ou des périodes voire des lieux où il n’a pas envie. Par exemple : il va sur le pot à la maison depuis 2 ou 3 semaines, et là dans la maison de vacances, il n’en veut pas, ou encore : la semaine dernière il demandait à chaque fois et cette semaine, il n’a pas envie. Et là, vous vous dites, “zut c’était bien parti”. Pas d’inquiétude, cela reviendra, l’enfant fait à son rythme, il teste, revient en arrière, recommence. Il compare : la couche? Le pot? La couche?…

Les changements à la maison ou dans le quotidien de l’enfant peuvent aussi amener à des retours en arrière. Un déménagement, l’arrivée d’un nouvel enfant, des chamboulements dans la vie familiale, toutes ces évolutions vont impacter sur l’enfant émotionnellement et peuvent l’inciter à reprendre la couche pour un temps.

Une progression qui peut être freinée

Certains critères peuvent freiner ou retarder l’acquisition de cette étape chez l’enfant.

Pas de stress, IL y a le temps…

Pas de stress, rendez cette étape fun !

Le plus grand de tous, c’est la pression ! Si la famille, l’entourage, les professionnels, les rencontres… bref, si les adultes insistent trop auprès de l’enfant, alors il ne voudra pas y aller.

Évitez donc les “mais quand seras-tu enfin propre?”, les “tu te rends compte, il ne va toujours pas sur le pot…”. Et cela quand vous vous adressez à lui ou lorsque vous parlez entre adultes. N’oubliez pas que l’enfant entend et comprend tout, même lorsque vous ne vous adressez pas directement à lui et que vous parlez à coté de lui. Plus vous insistez, plus vous risquez de le stresser et d’obtenir l’effet inverse de ce que vous souhaitez.

Et puis n’oubliez pas que c’est aussi l’âge de l’opposition. L’enfant est en pleine affirmation de ses choix, du “non”. Plus vous le pressez et insistez, plus il peut décider de faire tout le contraire, juste pour s’opposer. Alors ne faites pas du pot l’objet du conflit.

La peur

Il peut arriver que l’enfant ait peur de s’asseoir sur les toilettes. Du point de vue de l’enfant, c’est quand même un grand trou vide et lorsqu’on appuie sur un bouton tout disparaît. Admettez que lorsqu’on ne va pas chercher plus loin (du haut de ses deux ans), cela peut être stressant. L’enfant peut donc refuser de s’asseoir sur des toilettes par peur du vide, peur de tomber dedans.

Il peut également avoir peur de ce qui sort de son corps, peur de perdre “un morceau de lui”. Il peut avoir l’impression que c’est une partie de son corps qui s’en va. Cela vient de son corps après tout. Il peut avoir également très peur de savoir que quelque chose sort de son corps.

Ne pas forcer, ne pas récompenser.

Pour que l’enfant puisse abandonner sa couche, il doit sentir ses besoins et ses envies. Il faut donc que cela viennent de lui. Donc, inutile de le forcer à aller sur les toilettes lorsqu’il n’en a pas envie. Déjà, il risque de ne rien faire, ce qui serait inutile. Et s’il est contraint d’aller sur les toilettes toutes les heures, comment peut-il sentir le moment où il aura vraiment besoin? Il n’aura pas envie d’y aller, puisqu’il y est tout le temps, sa vessie ne sera jamais pleine.

Inutile également de s’énerver ou de le gronder lorsqu’il n’a pas fait. Au contraire, encouragez-le, n’en faites pas une affaire d’état. “Rien n’est venu, ce n’est pas grave, la prochaine fois!”. Si vous disputez l’enfant à chaque fois qu’il essaie mais n’y arrive pas, non seulement il risque d’avoir peur d’y aller car peur de se faire disputer, mais en plus sa confiance en lui va en prendre un coup. “J’essaie mais je n’y arrive pas, je ne suis pas capable, on me dispute, c’est que j’ai fait une bêtise, je suis nul…” bref, vous voyez le genre.

De même, l’enfant doit abandonner sa couche pour lui, pour être plus libre, grandir, se développer. Et non pas pour faire plaisir à l’adulte. Il est donc inutile de lui donner une récompense (bonbon, chocolat, …) à chaque fois qu’il va sur le pot. Sinon il peut adopter des comportements qui ne seront pas bénéfiques pour son apprentissage. Il peut par exemple décider d’aller sur le pot juste parce qu’il a envie d’avoir un chocolat, et donc se forcer à faire, ce qui n’est pas bon pour son corps. On a vu des enfants pousser à en devenir rouges pour avoir un chocolat alors qu’ils n’ont aucun besoin d’aller aux toilettes à ce moment là. Il peut aussi faire sur le pot pour faire plaisir à papa et maman et donc être triste de ne pas leur faire plaisir lorsqu’il n’y arrive pas. Il peut aussi associer les toilettes ou le pot à la récompense, mais dans ce cas, que pensera-t-il et comment réagira-t-il à l’école ou ailleurs lorsqu’il n’y aura pas de récompense derrière?

En bref 

Tous différents

Faites-lui confiance, laissez-lui le temps et accompagnez-le en l’encourageant, mais n’en faites pas trop non plus! C’est un passage naturel, restez simples! 

Écoutez-le, écoutez ses besoins, laissez le pot à disposition dans un endroit fixe de la maison. Laissez-le jouer avec, y aller pour essayer lorsqu’il le veut, laissez-le y aller seul sans forcément être derrière lui à chaque fois. Il peut arriver qu’un enfant préfère y aller souvent faire “plein de petits pipis” plutôt qu’y aller une bonne fois, ne lui dites pas non lorsqu’il vous dit qu’il a envie même s’il a fait il n’y a pas longtemps. Mais cela peut aussi être un jeu ou pour retarder l’heure du coucher,…Et là c’est à vous d’évaluer en fonction de votre connaissance et de votre écoute de votre petit bout !

Habillez-le avec des vêtements simples à enlever pour qu’il puisse faire seul. Évitez les boutons compliqués, les ceintures, les salopettes, les bodys… Passez aux couches-culottes qu’il peut enlever et remettre seul.

Échangez avec lui, discutez de ses peurs, ses réussites, ses émotions. Lisez des histoires avec des personnages qui commencent à aller sur le pot pour pouvoir échanger sur le sujet et lui donner envie de faire pareil.

 

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