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Et oui ! Dans la nature, la taille ça compte !

Par David · 1 février 2018 · Aucun commentaire

Ecrit par David

Tout le monde connait cette notion qu’est l’évolution. Les êtres vivants ont la fâcheuse habitude de s’adapter aux changements autour d’eux, aussi bien aux changements climatiques qu’aux prédateurs. Certaines espèces ont « décidé » de ne pas évoluer seule, mais plutôt avec un partenaire. Ce choix peut engendrer des évolutions quelques peu atypiques.

Un peu de biologie de la reproduction

La reproduction par entomogamie (pollinisation par les insectes) est le plus souvent privilégiée chez les plantes à fleurs. Les insectes sont attirés par les couleurs et odeurs dégagées par les plantes en fleur lors de la belle saison.

De plus, les Orchidées mettent à disposition des insectes du nectar secrété par des nectaires et stocké au fond de leur éperons (l’insecte devra passer sa trompe à travers ce tube afin d’atteindre le nectar). Cependant, cette donation n’est pas dénuée de tout intérêt. L’insecte va dérouler sa trompe pour essayer d’atteindre le nectar (des fois sans succès). Durant cette phase pendant laquelle le petit insecte va s’acharner à aller le plus loin possible dans le tube, un système de balancier activé par ce dernier va gentiment déposer deux sacs polliniques (sacs contenant le pollen) sur sa tête ou son abdomen. Ce pollen sera déposé lors du passage de l’insecte sur une autre fleur.

Source : http://www.reseau-canope.fr/docsciences/Le-sphinx-et-l-orchidee

Il existe souvent un phénomène de coévolution entre les plantes et les insectes (les deux espèces évoluent ensemble et s’influencent réciproquement, souvent en essayant de surpasser les défenses de l’autre). Pour une espèce d’orchidée donnée, la taille et la longueur de l’éperon se sont adaptées à un type d’insecte.

Celui qui a la plus grande

L’un des exemples le plus impressionnant est celui de l’étoile de Madagascar (Agraecum sesquipedale) et d’un sphinx (Xanthopan morgani praedicta).

C’est une orchidée pas comme les autres ce qui implique qu’elle soit butinée d’une manière bien spéciale. En effet, cette orchidée possède de grandes feuilles blanches en forme d’étoiles et un éperon qui peut atteindre plus de 30 centimètres de long. La longueur de l’éperon laissait présager l’existence d’un papillon possédant une trompe de la même taille.

Proportion trompe/corps d'un Xanthopan morgani praedictaC’est la prédiction que fit Charles Darwin quand on lui présenta, en 1862, l’Agraecum sesquipedale, prédiction qui engendra le scepticisme chez beaucoup de scientifiques de son époque. Ce n’est que quarante ans plus tard, en 1903, que l’on découvrit un grand papillon nocturne doté d’une trompe de 22 centimètres et que l’on nomma Xanthopan morgani praedicta en hommage à la prédiction de Darwin.

Cet insecte est le seul à pouvoir atteindre le nectar situé au fond de l’éperon de la plante. Il faut imaginer que la trompe de l’insecte fait plus de trois fois sa propre taille.

C’est assez impressionnant de le voir dérouler sa trompe, je vous laisse en juger avec cette vidéo.

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