fbpx
 

Animaux Découverte Ecologie Nature Sciences

Le coléoptère bombardier, l’attaque chimique ça le connait

Par David · 2 août 2019 · Aucun commentaire

Ecrit par David

Dans la nature, le monde vivant peut se défendre de différentes manières. La défense chimique est tout à fait intéressante. C’est notre petit Coléoptère bombardier qui va nous montrer son efficacité ! Un puissant et bruyant jet part directement de son abdomen, mieux vaut ne pas rester a côté.

Chacun se défend comme il peut

Vous le savez tous, dans la nature il faut savoir se défendre. Nous autres, humains, avons basé nos défenses sur l’utilisation d’objets alors qu’un grand nombre d’espèces aussi bien animales que végétales possèdent des spécificités morphologiques permettant de se défendre.

Papillon Kallima inachus imitant une feuille morte. Source : Rahul K. Natu – CC BY-SA

Les uns vont privilégier la fuite par du mimétisme par exemple, comme certains papillons qui ressemblent à des feuilles.

D’autres vont être plus agressifs avec des épines ou bien des piquants. Et enfin, certains seront plutôt enclins à utiliser la chimie à leur avantage. Nous allons voir aujourd’hui une espèce dans ce cas là. Le petit coléoptère bombardier est un bon exemple des merveilles de l’évolution.

 

 

Fiche d’identité

  • Nom vernaculaire : Coléoptère bombardier
  • Famille :  Carabidae
  • Taille : 10-25 mm en fonction des espèces
  • La morphologie change en fonction des espèces ainsi que son habitat. On en dénombre plus de 500 espèces

La puissance chimique du coléoptère

Un petit cours extrêmement succinct sur la morphologie générale des insectes.

Le corps de n’importe quel insecte est divisé en trois grandes parties : la tête, le thorax et l’abdomen.

  • La tête porte un certain nombre d’organes sensitifs, des yeux, des antennes par exemple.
  • Le thorax porte les trois paires de pattes, ainsi que généralement une ou deux paire(s) d’ailes.
  • Et la partie terminale, l’abdomen qui peux avoir quelques spécificités en fonction de l’espèce.

La morphologie d’un insecte. Source : University of Missouri

Crédit: Thomas Eisner et Daniel J. Aneshansley, PNAS

La particularité de notre petit coléoptère se trouve dans son abdomen. En effet, ils ont la faculté de pouvoir vaporiser un liquide toxique et chaud. Ce liquide corrosif en ébullition, qu’ils peuvent projeter bruyamment sur leurs prédateurs (fourmis ou crapauds par exemple) est un mélange de deux substances, de l’hydroquinone et du peroxyde d’hydrogène, conservées ensembles dans son abdomen. Le petit bémol de cette défense est qu’elle nécessite un temps de recharge, il faut donc veiller à ne pas la gâcher !

Se faire recracher pour survivre

Ce système de défense est redoutable sur des ennemis de sa taille voire même d’une taille plus grande. Et bien oui, ce liquide leur permet de se défendre contre les crapauds par exemple. Pour le coup, la projection n’est pas lancée sur le crapaud mais bien directement à l’intérieur de l’ennemi après avoir été avalé. Le liquide toxique et chaud ne fait pas du bien à nos amis batraciens qui s’empressent de recracher l’insecte. Bien évidemment, les chances de réussite sont proportionnelles à la taille de l’insecte par rapport à celle du crapaud. Plus l’insecte est gros par rapport au batracien et plus il aura de chances de ressortir.

Comme d’habitude, une petite vidéo pour voir en action ce phénomène :

0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x
Read previous post:
L’entremet chia-mangue-coco : préparez vos papilles pour l’été

Les recettes les plus simples sont souvent les meilleures, et les plus inattendues. Je vous explique aujourd’hui comment préparer un...

Close