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Culture Jeux de société

« Dixit », le jeu qui fait parler les images

Par Wanda · 31 mars 2020 · Aucun commentaire

Ecrit par Wanda

En ces temps un peu moroses, pourquoi ne pas en profiter pour passer un après-midi lyrique et contemplatif entre amis ou en famille? Sortons la boîte de Dixit, un jeu de société qui plaira à coup sûr! Sorti en 2008, créé par Jean-Louis Roubira et magnifiquement illustré par Marie Cardouat, ce jeu édité par Libellud n’a pas fini de conquérir le cœur des petits et grands joueurs de 7 à 77 ans.

Les règles du jeu (de base, car il existe des variantes avec les extensions) sont simples à expliquer et à comprendre, ce qui fait qu’il est très facile de lancer une partie rapidement. D’ailleurs, le plus efficace pour expliquer une partie de Dixit est de faire un « tour de chauffe ». De plus, il faut compter environ une demie-heure pour terminer un tour, c’est donc le jeu idéal pour regrouper joueurs invétérés et novices. Selon la version du Dixit, on pourra également jouer de trois à douze joueurs, ce qui offre encore une fois pas mal de flexibilité.

Le jeu de base du Dixit édité par Libellud

Déroulement d’une partie

  • Chaque joueur possède un certain nombre de cartes illustrées et sans texte.
  • Chacun son tour, les joueurs seront «conteurs» et vont choisir une carte qu’ils associeront à ce qu’ils voudront. Cela peut aller de l’onomatopée à la citation, la seule limite étant l’imagination.
  • En posant sa carte face contre table et en disant sa phrase / mot / etc. aux autres joueurs, ceux-ci seront invités à choisir dans leur main une carte correspondante, le but étant de brouiller les pistes (mais pas trop!).
  • « Maître des clefs » ou « lobotomie »? Illustration de Marie Cardouat pour le Dixit

    Une fois les cartes choisies mélangées, elles sont retournées et chaque joueur non-conteur va devoir retrouver la carte du conteur.

  • Le système de points varie selon les situations : Si tout le monde a trouvé la carte du conteur, celui-ci ne gagnera pas de points, tout comme si personne ne trouve sa carte. De même, si un non-conteur est désigné à tord comme conteur, il se verra attribuer un ou plusieurs points. Pas de panique, cet aspect du jeu est très vite assimilé. Cela permet surtout de faire avancer les pions sur le plateau jusqu’à la fin du tour. C’est donc le but du jeu : faire arriver son petit lapinou en premier sur la ligne d’arrivée!

Fin stratège à l’imagination débordante

« Grandes baleines pour petits poissons » ou « Aquawoman »? Illustration de Marie Cardouat pour le Dixit

Il va donc falloir user de stratégie et faire preuve de beaucoup d’imagination pour faire galoper le petit lapin sans se faire coiffer au poteau par plus malin que vous! Et c’est ce qui rend ce jeu si intéressant. En fonction des autres joueurs et des affinités, les parties ne seront jamais les mêmes! Entre références communes, connaissance de l’autre, introspection et communication, on en oublie tout simplement de gagner ou de perdre et on se plaît à tour à tour écouter les autres et se livrer soi-même, sans vulgarité, sans curiosité malsaine ni animosité. Il va même parfois (toujours?) être le vecteur pour faire parler votre inconscient malgré vous. Ce jeu est tout simplement parfait pour détendre l’atmosphère, s’ouvrir et créer de très jolis moments d’amusement. On ne peut tout bonnement pas rager de perdre, et après une partie, on a qu’une seule envie : recommencer! On prend du plaisir à revêtir de rôle de conteur et de non-conteur, les deux ne suscitant aucun sentiment de gêne ou de frustration.

Des illustrations captivantes et oniriques

« Littérature marine » ou « Dans les tréfonds de la connaissance »? Illustration de Paul Echegoyen pour le Dixit

Visuellement, Dixit est un régal. Les illustrations féeriques des cartes de Marie Cardouat sont absolument ravissantes et peuvent être interprétées de bien des manières, ajoutant une vraie dimension émotionnelle au jeu. Par la suite, les extensions et versions du Dixit ont permis à d’autres illustrateurs de s’impliquer dans la création des cartes, permettant ainsi de varier les plaisirs, comme Marina Coudray pour «Dixit 7 – Révélations» ou Pierô pour «Dixit Odyssey» qui propose quant à lui de jouer jusqu’à douze joueurs. La dernière en date est illustrée par Paul Echegoyen, et porte le doux nom de «Dixit 8 – Harmonies». En tout cas, personnellement je ne me lasse pas de me laisser aller à la rêverie devant ces cartes toutes plus sublimes les unes que les autres

Une chose est sûre, ce jeu est à mettre entre toutes les mains!

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