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Cinéma Culture

Nous trois ou rien : l’odyssée d’un nouveau départ pour un film personnel

Par Teddy · 20 février 2018 · Aucun commentaire

Ecrit par Teddy

« Nous trois ou rien », du jeune comédien Kheiron sorti en 2015, avait su créer la surprise. Entre charme, dureté et humour, laissez-vous emporter par un film personnel, qui fait du bien.

« Bref » de la scène à la réalisation, Kheiron, un réalisateur  touchant plein d’avenir. 

 

Source Allociné

Kheiron fait partie des comédiens et humoristes français qui ont percé au cours de la dernière décennie. Au départ sur scène, c’est sa rencontre et sa collaboration avec Kyan Khojandi et Navo, notamment sur la série « Bref » , qui le met en lumière.

 

Touche-à-tout, Kheiron n’est pas un comédien humoriste comme les autres, puisqu’il s’essaie au stand-up, à l’improvisation, aux chroniques pour des émissions télés, puis plus récemment à la mise en scène et à la chanson, enfin plus précisément au Rap (il a un EP derrière lui déjà).

Après avoir fait une petite apparition au cinéma dans « Les gamins » , Kheiron se lance dans un premier long métrage, « Nous trois ou rien« . Scénarisé par lui-même, « Nous trois ou rien » est surement l’un des films les plus tendres et touchants qu’on ait pu voir ces dernières années. Film on ne peut plus personnel, hommage vibrant d’amour, avec « Nous trois ou rien » , Kheiron a décidé de raconter le parcours terrible de ses parents, de l’Iran oppressé à la France terre d’accueil. Avec ce premier film remarquable, Kheiron nous fait sourire, nous fait pleurer et surtout, il nous interpelle et nous atteint au plus profond et on ne peut que l’en remercier.

Une conscience politique interdite et lourde de conséquences

Iran dans les années 50, Hibat est un petit garçon qui vit dans une grande famille de douze frères et sœurs. L’Iran est alors sous la dictature et très vite, le petit Hibat qui a la chance d’être bon à l’école, décide de devenir avocat et développe une véritable conscience politique qui l’amènera, en 1984, à fuir son pays avec sa femme et son fils, pour s’installer et continuer le combat en France.

Un très bel hommage a son père, pour un film qui malgré les drame, remonte le moral et fait du bien

Source Allociné

Puis arrive, la seconde partie, quand ses parents vont être dans l’obligation de fuir le pays. Arrivé en France, Kheiron nous entraîne dans un film intelligent et plein de bon sens qui prône le vivre ensemble et la liberté. Peut-être un peu trop angélique, mais loin d’être prétentieux, cette deuxième partie est là aussi un petit délice qui mélange bien l’humour, le drame et le politique. Car oui, dans tous ses aspects, et derrière l’hommage débordant d’amour et de merci à ses parents, « Nous trois ou rien » reste aussi un film politique et Kheiron, que ce soit sur la dictature ou le problème des banlieues, a su trouver les mots justes, la mise en scène subtile, pour ne pas amoindrir la souffrance vécue, tout en offrant un divertissement généreux et touchant qui fait du bien.

Source Allociné

« Nous trois ou rien« , c’est bien sûr, Kheiron et Leïla Bekhti qui sont parfaits dans leurs personnages. C’est aussi un Gérard Darmon qu’on n’avait pas vu aussi bon depuis une éternité et tout un tas d’acteurs qui font de plus ou moins fortes apparitions et qui sont vraiment le bienvenu.

« Nous trois ou rien » , c’est donc une petite délicatesse, un bol d’air frais qui arrive aussi bien à nous amuser qu’à nous toucher par une toile de fond très bien tenue. Derrière chaque parcours, il y a une histoire plus ou moins forte et celle des parents de Kheiron était à raconter et le comédien réalisateur le fait avec amour, sincérité, subtilité, humour, et sérieux en même temps. Et le seul petit hic qui vient s’incruster dans ce joli tableau, c’est le pourquoi d’avoir choisi le français pour toutes les scènes qui se passent en Iran ?

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